Quatre façons de recouvrer, quatre coûts
Pour récupérer un impayé, quatre voies existent : confier à un cabinet, gérer en interne, s'équiper d'un logiciel, ou se faire accompagner au résultat. Aucune n'est gratuite. Chacune déplace simplement le coût ailleurs : sur un pourcentage prélevé, sur des salaires, sur un abonnement, ou sur le temps de vos équipes.
Le réflexe « arrêter de céder 15 à 30 % à un cabinet » est légitime. Mais le vrai calcul n'est pas d'échapper à toute rémunération : c'est de savoir quel modèle vous laisse le plus, sur votre volume et vos montants réels, une fois tout compté.
Le cabinet : lui aussi au résultat, mais il choisit ses dossiers
Un cabinet de recouvrement se paie déjà au résultat : une commission sur les sommes récupérées. Le principe n'est donc pas le problème, c'est ce qu'il y a autour. Les taux varient selon le montant et l'ancienneté :
- Créances inférieures à 1 500 € : 20 à 25 % du montant récupéré
- Créances entre 1 500 et 10 000 € : 15 à 20 %
- Créances supérieures à 10 000 € : 10 à 15 %
La règle implicite est rassurante : si rien n'est récupéré, vous ne payez rien. Sur de faibles volumes, le risque est effectivement nul. Sur des volumes importants, la facture devient lourde, et elle s'accompagne de trois angles morts.
La sélection des dossiers
Un cabinet travaille à la commission. Il concentre son effort sur ce qui rapporte le plus : montants élevés, débiteurs solvables, créances récentes. Les petits dossiers, sous 200 à 300 €, sont acceptés mais rarement prioritaires, parfois refusés.
L'abandon des petites créances
Une créance de 85 € rapporte 12 à 17 € de commission au cabinet. Après ses frais de traitement, la marge est proche de zéro. Ces dossiers sont statistiquement sous-traités. Pour un opérateur télécom, une assurance ou un bailleur, ils représentent pourtant des volumes considérables.
La relation client externalisée
Le débiteur est relancé au nom du cabinet. Il sait qu'il a affaire à un tiers, pas à son fournisseur ou à son bailleur. Le ton change, et la relation commerciale en pâtit.
Interne, logiciel : le coût change de forme, pas de camp
Le logiciel en abonnement
Vous souscrivez à une plateforme de relance et vous payez un abonnement mensuel, indépendant des sommes récupérées. Les relances partent en votre nom. Sur le papier, il n'y a pas de commission. En pratique, ce sont vos équipes qui pilotent l'outil : configurer les séquences, suivre les réponses, décider des escalades. L'abonnement est fixe, votre temps ne l'est pas.
Le traitement interne
Vos salariés gèrent les relances. Aucune commission, mais un coût fixe en salaires et en outils, que le dossier rentre ou non. Le modèle tient à faible volume. Au-delà de quelques centaines de dossiers par an, le coût en équivalents temps plein dépasse vite les autres options.
Le forfait par dossier
Certains prestataires facturent un montant fixe par dossier déposé, quelle que soit l'issue. Le modèle reste rare en France. Il convient aux portefeuilles très homogènes en montant, moins aux volumes qui mêlent grosses et petites créances.
Le résultat, sans les angles morts du cabinet
Solden se paie exactement comme un cabinet : au résultat, sur les seules sommes recouvrées. La différence n'est pas dans le principe, elle est dans tout le reste. Le taux prélevé est nettement plus bas. Rien à engager pour démarrer, ni abonnement ni frais d'entrée. Les relances partent en marque blanche, sous votre nom, du premier message jusqu'au règlement.
Et surtout, aucun dossier n'est écarté pour son montant. Les petites créances, celles qu'un cabinet laisse au fond de la pile parce qu'elles ne rapportent pas assez, sont traitées comme les autres. C'est même là que le modèle est le plus fort.
C'est le modèle de Solden. Vous encaissez d'abord, nous facturons ensuite. Le risque n'est plus chez vous, il est chez nous, et vous ne réglez jamais un dossier qui n'a rien rapporté.
Le calcul, pas l'idéologie
Le bon réflexe n'est pas de chercher le tarif le plus bas affiché, c'est de comparer ce que chaque modèle vous laisse réellement, une fois tout compté.
Exemple. Un créancier traite 1 500 dossiers par an, montant moyen 350 €, taux de recouvrement 40 % : il récupère 210 000 €. Au taux d'un cabinet (15 %), il en cède 31 500 €, et ses petites créances restent au fond de la pile. Un logiciel lui coûterait quelques milliers d'euros par an, plus le temps de ses équipes pour le piloter. Au résultat avec Solden, il paie nettement moins que 31 500 €, ne mobilise personne, et ne laisse aucun dossier de côté.
Trois chiffres suffisent pour trancher : votre volume annuel, votre montant moyen, votre taux de recouvrement. Multipliez, appliquez chaque modèle, comparez. Ajoutez ensuite ce qui n'apparaît pas dans le tarif : le temps de vos équipes, et les créances qu'un cabinet refuse de traiter.
Tableau de décision
| Votre situation | La réponse au résultat |
|---|---|
| Beaucoup de petites créances | Le cœur du modèle : traitées comme les grosses, là où un cabinet les laisse de côté |
| Gros volume récurrent | Tout le portefeuille relancé en même temps, en marque blanche, sans mobiliser vos équipes |
| Peu de dossiers, ponctuels | Rien à engager, aucun coût fixe : vous ne payez qu'en cas de succès |
| Dossiers bloqués ou en contentieux | La phase amiable est menée jusqu'au bout, puis ce qui l'exige part chez nos commissaires de justice partenaires |
| Créances anciennes ou dégradées | On évalue ce qui reste recouvrable, on escalade le reste, et vous ne payez que sur ce qui rentre |
Questions fréquentes
Conclusion
Comparer les modèles, ce n'est pas chercher le moins cher sur le papier : c'est chercher celui qui vous laisse le plus une fois tout compté, le taux prélevé, le temps de vos équipes, et les dossiers que personne d'autre ne veut traiter. Sur ces trois plans, le recouvrement au résultat en marque blanche prend l'avantage, et l'écart se creuse sur les petites créances.
Faites le calcul avec vos vrais chiffres : volume, montant moyen, taux de recouvrement. Puis confiez-nous un échantillon de votre portefeuille, et voyez ce qu'il rapporte.